Mas-a-Lanmò

 Masque à la Mort

 

Symbolisme (lèspri a Mas-la) : nous avons hérité de nos ancêtres africains d’une approche mystique de la mort. D’où le respect profond pour nos morts qui sont respectés et vénérés en période de fête des morts.

 

Dans la croyance populaire les morts ne sont jamais tout à fait partis et toujours en contact avec nous les vivants. Ce sont nos protecteurs.

 

Jadis ce masque effrayant sortant la nuit, dans sa conception initiale était fait d’une tunique noire avec des dessins d’os du squelette peints dessus.

 

Le Mas-a-Lanmô piquait les gens avec une aiguille et avait été interdit, dans le passé, par les autorités politiques pour des raisons de sécurité.

 

Voukoum a adapté à sa façon ce masque pour le rendre plus effrayant, et moins couteux dans sa fabrication. 

 

Matériaux (sa-w ni bouzwen pou fè Mas-la) : peinture pour le corps ou gouache blanche, maquillage noire et blanc, 2 ou 3 sacs synthétiques d’emballage de riz ou autres produits, chaîne. Un sifflet à la bouche.

 

Trois particularités pour ce masque :

le Mas-a-Lanmô fait son apparition en début de soirée, surtout lors de manifestations culturelles ou de regroupements de spectateurs ;

 

il n’a pas d’objectif économique, contrairement aux autres masques qui dansent ou présentent quelque chose pour se faire monnayer, le Mas-a-Lanmô ne perçoit aucune pièce de monnaie de la foule qui est plus dérangée et effrayée par ce masque ;

 

il n’y a pas de musiciens qui accompagnent ce masque, juste le son strident des sifflets.

© Voukoum Mouvman Kiltirèl Gwadloup 2015

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